dimanche 8 février 2009

Devinette

Cette semaine, vous trouverez ici une nouvelle édition de notre jeu "C'est quoi sur la photo ?". Les règles sont simples : je vous présente une ou deux photos étranges et c'est à vous de deviner ce qu'elles représentent. N'oubliez pas de me faire part de votre avis dans les commentaires.



Je trouve que les photos de cette semaine sont plutôt faciles à interpréter. Je les met surtout ici parce que je les trouves marrantes.
Mais après tout c'est à vous de me donner votre avis. Alors allez y, j'attends.

A bientôt.

dimanche 1 février 2009

Pic vert

Voila un oiseau que beaucoup connaisse. Bien que plutôt discret, le pic vert (Picus Viridis) a réussi à se faire connaitre par le biais des tambourinement bien connu que l'on peut entendre au printemps dans nos campagnes. Que personne ne s'inquiète à l'idée que cet oiseau donne des grand coup de tête contre un arbre : son crâne est adapté à cet exercice. En revanche, le votre ne l'est pas. Je vous déconseille donc d'imiter cet oiseau, sous peine d'être exposé à de violentes migraines.

Malgré son essai de floutage, tout le monde à reconnu le pic vert. Ici, il se trouve dans l'herbe et y cherche des bestioles à se mettre sous le bec, probablement des fourmis.

Maintenant, il faut bien expliquer quelles raisons poussent cet oiseau fort symphatique à donner des grands coups de têtes contre des branches. Contrairement à ce qu'on pourrais penser, ce n'est pas pour creuser son nid. Le tambourinement provient du martelage d'une branche creuse, voir d'un morceau de métal, en tout cas d'un objet provocant un boucan de tous les diables. Ce bruit mélodieux est destiné à délimiter le territoire du mâle et à attirer la femelle. Le nid est creusé dans un tronc plein et le tambourinement est alors beaucoup moins bruyant.


Le pic inquiet. On se demande bien qu'est ce qui est venu à l'esprit de l'évolution de lui coller sur la tête un bonnet rouge. Que ce soit sur une branche ou dans l'herbe, la tache n'est pas vraiment discrète. L'autre tache rouge située en dessous du bec indique que cet individu est un mâle.

Le pic vert, ainsi que ses nombreux cousins, se nourris principalement des larves et insectes, qu'il trouve dans le bois mort, ainsi que de diverses graines comme des noix ou des glands. Le pic vert est le deuxième plus grand pic de France avec une taille de 30 à 36 cm de long. Contrairement à ce que l'on pourrais croire, il n'est pas le plus commun des oiseau de cette famille. Son cousin, le pic épeiche dont j'aurais surement l'occasion de vous reparler, est plus courant mais aussi plus discret.

Les photos de cet article ne représentent qu'un seul individu venu faire ripaille sur l'herbe de mon jardin. Chez nous il n'est pas rare de l'observer ainsi, mais je ne sais pas ce qu'il en est ailleurs.

L'oiseau étant discret, il est difficile de l'apercevoir dans la nature. En revanche son cri est facile à reconnaitre : c'est une sorte de ricanement que l'on pourrais essayer de traduire par un bruyant "kyu kyu kyu kyu kyu". Vous pouvez écouter un enregistrement bien plus réaliste ici.

A bientôt.

NB : Je viens d'apprendre, pendant la rédaction de cet article, que le pic vert ne tambourinerais pas. L'information venant d'une source fiable, il faut la prendre en compte mais je n'ai pas envie de tout réécrire. Il suffit que vous le sachiez. Voila.

samedi 24 janvier 2009

Cistude

Aujourd'hui, nous allons vous parler d'un reptile, ce qui n'était pas arrivé depuis l'article Lézard vert. Cette fois ci, il ne s'agit pas d'un lézard, mais d'une tortue, la cistude d'Europe (Emys orbicularis).

La cistude est largement présente dans une bonne partie de l'Europe, ce qui en fait, d'après Le guide herpéto des éditions delachaux et niestlé, la tortue la plus septentrionale au monde. En France, l'un des meilleurs endroits où l'on peut l'observer est le parc naturel régional de la Brenne, dans l'Indre (Centre).
La cistude est une tortue d'eau douce. On la reconnaît à sa peau noire mouchetée de jaune vif, à sa carapace plate et à ses pattes palmées qui lui servent à se mouvoir dans l'élément liquide. Elle vit dans les étangs, qui fournissent de la nourriture en abondance à cette petite carnassière : jeunes poissons, mollusques, petits crustacés, charognes en tout genre, etc. Pour attraper ses proies, la cistude chasse à l'affût, dissimulée parmi les plantes aquatiques, et utilise son bec tranchant pour les mettre en pièces.

Deux tortues sur un rocher. On aperçois bien leur peau noir moucheté de jaune.

Le meilleur moyen de l'observer est lorsqu'elle sort de l'eau pour prendre un bain de soleil, sur une branche émergée, par exemple. A la manière d'un crocodile, elle agit ainsi pour réchauffer son organisme sortant de l'eau froide.

Pour se protéger du froid, la cistude hiberne enfouie dans la vase à partir d'octobre. Elle se réveille en mars et pond un peu plus tard une vingtaine d'œufs non loin de l'étang. A leur naissances, les petites cistudes sont victimes des rapaces, des hérons et de divers carnivores.

Adultes, elles sont concurrencées sur le plan alimentaire par les tortues de Floride (Trachemys scripta elegans) importées du Mississipi. Ces tortues d'eau douce américaines sont plus résistantes et agressives que les cistudes qu'elles ont donc tendance à supplanter. Les naturalistes ne savent pas quoi faire pour stopper l'invasion des tortues de Floride : alors que dans certaines régions on les tire à la carabine, dans d'autres on essaye de créer des centres de refuge pour les y parquer. Le problème est loin d'être résolu...

Petit bain de soleil.

La cistude que l'on voit en Brenne a une cousine : l'émyde lépreuse (Mauremys leprosa), autre tortue d'eau douce, endémique de la péninsule ibérique, qui diffère de la précédente par sa couleur terne et unie.

Pour en savoir plus, il vous suffit de consulter le site : www.parc-naturel-brenne.fr/

A bientôt.


NB : Les deux photos signées ont été prisent dans un centre de soin pour tortues blessées (plus d'informations ici). Le photographe n'a donc aucun mérite de les avoir prise (les photos), les tortues n'étant pas craintives. Huez le très fort.

lundi 19 janvier 2009

Une toile de maître.

Les araignées, on le sait, sont des animaux incroyables. Elles cumules les capacités d'un funambule, d'un chasseur (à l'affut ou non), d'un architecte (que dire d'autre devant leur toiles ?), et même parfois d'un artiste. Il est vrai qu'elles se seraient bien passées de ce dernier point, mais elles n'ont pas toujours le choix. Ainsi, on peut croiser au détour d'un chemin lors d'une promenade matinale un tableau féérique : celui d'une toile recouverte de perles de rosées.


Toile dans une roselière au petit matin.

Bien sur, cette humidité collante embarrasse beaucoup les sympathiques arachnides : quel insecte aurait l'idée de venir se poser sur cet construction à l'allure de cible ? Les bébêtes n'ont plus qu'à attendre la venue du soleil et l'évaporation de ces merveilles embarrassante.

Une toile irrégulière elle aussi victime de l'humidité matinale.

Selon votre envie, il faudra donc adapter vos heures de sorties. L'artiste à la recherche d'un sujet de création devra se lever à l'aube. En revanche, le passionné d'araignées (si si, ça existe) pourra passer une bonne grasse matinée avant de partir en chasse. Par contre, je dois vous prévenir : il est inutile de partir à la recherche de ces animaux ou de leurs œuvre par -15°. Les araignées sont des animaux à sang froid et ne peuvent être active en dessous d'une certaine température (très peu survives à 0°).

Plus élégant et éphémère qu'un collier de perles.

Vous pouvez trouver ces toiles en exposition temporaire tout au long de l'été dans le buisson du coin. Chaque arbre, chaque touffe d'herbe possède ses propres œuvres, alors cherchez bien (enfin, attendez quand même le printemps).

A bientôt.