jeudi 7 août 2008

Pholcus

Beaucoup de gens n'aiment pas les araignées (ils sont bien bêtes). Ces personnes seraient certainement horrifiés d'apprendre que leur maison en regorge surement. Une habitation humaine peut en effet être habitée par pas moins de 35 espèce de ces sympathiques bestioles. L'une d'elle est très courante et pas farouche pour deux sous : le pholcus. Tout d'abord "pholcus" n'est pas vraiment son nom : il n'en à pas en français. Il possède seulement (comme tous les êtres vivants connus) un nom latin : Pholcus phalangioides. Cette araignée se trouve très facilement dans toute les maisons, souvent dans un coin du plafond ou entre deux étagères. Elle tisse une toile faite de fils entrecroisé dans le désordre le plus total et s'y poste, attendant qu'une bestiole veuille bien s'y empêtrer.

Un pholcus femelle dans un coin du plafond de ma chambre.

Que les arachnophobes se rassurent : aucune des araignées présentes dans votre maison n'est capable de vous faire du mal (à part si vous élevez des mygales, bien entendu). Leur crochets ne sont pas assez puissants pour traverser la peau d'un humain. Elle peuvent seulement régler leur compte à quelques insectes, ce qui nous arrange plutôt (pensez aux moustiques).


Pholcus mâle. On le reconnaît au deux organes arrondis qui se trouvent devant sa tête. Ce ne sont pas des pinces mais des organes sexuels.

Pholcus femelle veillant sur ses œufs (les petites boules roses qu'elle tiens devant elle)

Cette araignée est, je le répète, totalement inoffensive pour nous. Aussi je vous le demande : si vous la voyez dans votre maison, ne la tuez pas ! Laissez la tranquille, sur sa toile et ne la chassez que si elle vient se balader dans votre lit. Elle ne vous fait aucun mal, ne lui en faite pas non plus.

A bientôt.

mercredi 6 août 2008

Gomphes

Les Gomphes sont des libellules (famille des Gomphidés) que l'on peut reconnaitre à leur taille moyenne, à leurs motifs jaunes et noir et à leurs yeux qui ne se touchent pas. Ce sont des insectes que l'on trouve surtout à proximité des moyennes rivières. il existe dix espèces en France et j'en ai déjà vues deux d'entre elles à l'occasion d'un voyage dans le Var. Ils se posent volontiers au sol et, en faisant preuve de beaucoup de discrétion il est possible de les approcher d'assez près.

Mâle de Gomphe à crochets (Onychogomphus uncatus) posé sur un chemin.


Femelle de Gomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus) que j'ai capturée au bord de la Durance. Tenue délicatement avec deux doigts vers la base des ailes (comme sur la photo), la libellule ne peut s'échapper mais n'est pas du tout blessée. Il faut toutefois éviter d'avoir les mains mouillées, ce qui générais la libellule pour se ré-envoler.


Peinture de Gomphe à pince femelle.

Ces libellules ne sont pas particulièrement communes mais il est tout à fait possible de les observer, alors regardez bien autour de vous lorsque vous vous trouvez au bord d'une rivière petite ou moyenne.

A bientôt.

mardi 5 août 2008

Lézard vert

Le lézard vert (Lacerta bilineata) est un reptile assez connu, surement car il est assez courant et qu'il impressionne par sa taille (qui peut atteidre plus de 30 cm avec la queue). De plus il est plus coloré que bon nombre de lézards : son corps est d'un vert presque brillant et la gorge des mâles s'orne d'une tache bleue magnifique. Comme tout les reptiles c'est un animal à sang froid, il a donc besoin de chaleur pour être actif. C'est pourquoi on le trouve plus facilement sur des tas de caillou, des zones de sables et d'autres étendu qui permettent un échauffement rapide. Le matin il se place sur un de ces support et se laisse chauffer un certain temps. Il est alors très ralentis, ce qui permet de l'aprocher de beaucoup plus près qu'en journée. La preuve : la photo qui suit à été prise sans zoom.

Cet individu est un mâle qui loge dans un terrier qu'il a creusé dans une zone sèche et sableuse de mon jardin.

Du fait de sa grande taille, ce lézard peut se nourrir de nombreux animaux : insectes, limaces, escargots et même, rarement, oisillons. Il chasse dans les herbes et peut grimper dans les buissons pour atteindre ses proies. Il peut lui même être victime de rapaces, mais surtout des voitures ou des pesticides. Son régime insectivore et limacivore (je ne suis pas sur que cela se dise) le rend très sensible à tous ces produits chimiques, car ses proies en contiennent elle même ne certaine quantité. Il accumule ainsi les produits toxiques dans son corps et peut finir par en mourir. Beaucoup d'animaux sont dans ce cas. Entretenir un jardin bio est une bonne méthode pour accueillir ce reptile.

Lézard sortant de son trou un matin.

Ce lézard peut se voir dans la campagne, mais il est assez discret. Il est donc utile de le rechercher activement. Bien souvent on n'a droit qu'a un froissement de feuille morte ou à un mouvement dans les herbes, mais en le cherchant vraiment on fini souvent par le trouver.

A bientôt.

lundi 4 août 2008

Anax Empereur

L'Anax empereur (Anax imperator) est la plus grande libellule française : elle peut atteindre près de 11 cm d'envergure. On le reconnait grâce à son thorax (partie située derrière la tête) vert et à son abdomen (partie du corps allongée) entièrement bleu et noir. Il apprécie les pièces d'eau stagnante, si possible pas trop petite. Le mâle patrouille au dessus de l'eau selon un parcours assez régulier et chasse les autres grosses libellules, même celle d'espèces différentes. Il se pose très rarement (sauf par temps couvert) et est alors très prudent, il est difficile de l'approcher. Il est moins craintif en vol et peut s'approcher assez près, pour peut que l'on soit discret.

Mâle d'Anax une des rare fois ou je l'ai vu posé.

Etant donné son vol énergique et ses mouvement perpétuels, cette libellule est très difficile à photographier en vol. Je n'ai, pour l'instant, jamais réussi une telle photo.
Récemment, cette espèce s'est reproduite dans ma mare. L'année prochaine je pourrais peut être assister à la naissance d'un tel insecte, spectacle qui doit être impressionnant.

Femelle durant la ponte dans des débris de plante aquatique.

Depuis près de deux mois, le même mâle patrouille au dessus de ma mare. Vu la taille de cette dernière, il m'étonnerais que la population puisse s'accroitre plus que ça. Cependant l'espèce est bien établie et je compte bien la revoir l'année prochaine.
Cette libellule n'est pas particulièrement commune, mais sa grande taille permet de la repérer facilement lorsqu'elle est présente. Cherchez un peu autour des mares, étangs et marécage et il est bien possible que vous l'aperceviez. Vous pourrez alors le regarder longuement car il reste très longtemps à surveiller son territoire.

A bientôt.