lundi 15 juin 2009

Le cas tor

La semaine dernière, je vous avais mis au défi de reconnaitre ce qu'une photo représentait. Les réponses furent nombreuses, mais la réponse exacte n'a pas été découverte. La solution proposée par Mad (des traces de dents) est la plus approchante de la réalité : il s'agissait d'un tronc coupé par un castor.


Le castor est un animal assez difficile a observer (pas partout, il est vrai). En revanche, il est assez aisé de savoir s'il fréquente une zone grâce aux nombreuses traces qu'il y laisse. Cela va de l'odeur au branches écorcées.

Ce tronc faisait pas loin de 30 centimètre le diamètre. Le castor est capable d'abattre des arbres très imposants afin de pouvoir manger l'écorce et les feuilles du monument.

Le cou de la girafe lui permet d'atteindre les feuilles jusqu'à une hauteur de 6 mètres. Les dents du castor viennent à bout de n'importe quel arbre jusqu'à un diamètre de 1 mètre. Deux moyen d'atteindre les feuilles sans grimper aux arbres. Sacrées bestioles.

A bientôt.

lundi 8 juin 2009

Cékoiça ?

Pour rompre un peu avec la morne monotonie du quotidien, je vous propose (encore) un petit jeu. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est tout bête : je vous présente une ou plusieurs photos étranges et c'est à vous d'essayer de deviner de quoi il s'agit. La réponse viendra la semaine prochaine.
Voici l'image :

Bonne chance.

NB : Je tiens à préciser que ce genre d'article n'est pas là seulement pour m'attirer des commentaires. Cela dit, si vous tenez vraiment à me faire plaisir ...
S'il vous plait ...

mardi 2 juin 2009

Ils sont partout

Immobiles, silencieux, camouflés parmi les ombres moite de la végétation, ils se tapissent. Rien ne bouge et pourtant ils sont là, tout autour. S'il arrive que l'un d'entre eux soit repéré, son aspect débonnaire le fait passer pour un être inoffensif. Mais ne vous y trompez pas, ils nous observent. De quoi je parle ? Voila de quoi je parle :

Avouez que l'on ne devine rien des intentions louches de ces bestioles. Moi même ai longtemps été abusé par leur aspect inoffensif et un peu mou. Cependant je vous le dis : les escargots rayés nous espionnent.

Je sais ce que vous êtes en train de penser : "Les escargots sont pas si mauvais, avec du beurre et de l'ail.", "Tout le monde sait que c'est des bilboquets qu'il faut se méfier.", ... Sachez que vos commentaires railleurs me laissent froids. Car enfin, si les escargots rayés n'en ont pas après moi, comment expliquer que j'en trouve régulièrement collés à une plante, invariablement rentrés dans leur coquilles. Ce ne sont pas les preuves qui manques :

Ils ont crus me berner avec leur camouflage. Il faut dire qu'ils se fondent habillement dans n'importe quel décor, mais il n'est pas né l'escargot capable de me rouler, morbleu !

Vous remarquez sans peine le petit air sournois qu'ils prennent quand ils se sentent observés.

Cette coquille était vide, mais qu'on ne me fasse pas croire que je l'ai trouvé par hasard. Je pense qu'il s'agissait d'un avertissement.

J'ai trouvé celui-là ce week-end collé à un roseau. Avouez que ce n'est pas un support commun pour un escargot. De plus, c'est un des plus gros que j'ai pu observer.

Si après cet article vous vous dites : "Bah mince alors, je le savait pas parano.", je tiens à le préciser, je ne suis pas paranoïaque. Ce qui ne les emmpèche pas d'être tous après moi, d'ailleurs.

A bientôt.

dimanche 17 mai 2009

Chocard

Les corbeaux, c'est bien connu, sont les plus fervents suppôt de Satan, les émissaires du mal, ... Ils mangent les yeux des cadavres, déciment le gibier, annonces mort et cataclysme. Leur cri lugubre est une annonce de souffrance. Ils pullulent littéralement et pillent nos ressources. Leur costume noir est la marque du péché qui les souillent.
Les humains se sont donnés beaucoup de mal pour pourrir la réputation de ces oiseaux. Leur imagination ne s'est jamais tarie à ce sujet et aujourd'hui encore on peut en entendre de bonne. Un corbeau perché sur un mouton mort ? Il lui a crevé les yeux avant de le dévorer vivant.
Le sujet de cet article est un de ces joyeux volatile au dossier si chargé qu'il lui vaudrait immédiatement une excommunication s'il était humain (c'est vrai qu'il en faut peu). Voila le portrait de l'intéressé :

Stupeur du public : la bête a le bec jaune ! L'écrivain ne connait-il pas les merles ? Et l'écrivain de répondre "Avez-vous déja vu un merle avec les pattes rouges ?". Certes non, mais alors qu'est ce diantre que ce volatile ? Ce n'est pas un corbeau, puisqu'ils sont noirs. Et bien il est temps de le dire, non, non et non, les corbeaux ne sont pas tous noirs. Rien que chez les corvidés (le contraire des corps pleins) français, on peut admirer du jaune, du rouge, du beige, du blanc, du gris-argenté et même du bleu iridescent. En France, ils doivent être deux espèces entièrement noirs. Le sujet de cet article se nomme le chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus).

Ces photos ont été prisent dans les Alpes. Les oiseaux se trouvaient près d'une station touristique et étaient presque apprivoisés. Cette espèce montagnarde s'est plutôt bien adaptées aux humains. Ils approchent parfois les humains afin de récupérer les détritus (comestibles) laissés par ces malpropres.

Les chocards sont des génies de la voltige. Bien plus efficaces, plus élégants et moins bruyants que n'importe quels ULM et autre deltaplanes, ils s'amusent inlassablement à jouer dans les courants aériens. En voila un qui s'envole en criant, "triiiiiii tyû" (car ainsi crient les chocards). Il est très vite suivi par plusieurs de ses congénères. Une petite troupe se forme, toujours en poussant leur trille mélodieuse. Ils tournent, planent, piquent et remontent. Ils jouent avec le vent, l'apprivoise et s'en servent pour voler plus vite, plus haut sans donner le moindre coup d'aile. Ils s'amusent. Soudain, les voila qui tombent. Ils ont replié leurs ailes et chutent vers le fond de la vallée, plusieurs centaines de mètres en contrebas. Ils ne tentent rien pour freiner cette descente vertigineuse. D'un coup ils réouvrent les ailes. Les voila propulsés vers le haut. Ils n'ont aucun mal pour remonter à leur point de départ. Ils se laissent porter par les courants aériens montagnards. C'est la danse des chocard.

Le dernier des ploucs pourvu de la moindre miette de sensibilité ne peut décement appeler une telle merveille "agent du Malin". Quiconque a assisté à un tel balet aérien devrait, selon moi, se reconvertir dans l'ornithologie.
J'en fait peut être un peu beaucoup, mais franchement, ils sont beaux ces oiseaux. L'Homme est un sacré nigaud pour affubler ce gracile animal de tant de noms d'oiseaux.
Cherchez-les lors d'un séjour à la montagne.

A bientôt.