jeudi 10 mars 2011

Mon oeil !

Je vous avais mijoté une belle série de petits jeux pour le cas ou je n'aurais plus matière à écrire. Or force m'est de constater que voici le temps venu d'en faire usage. Alors messieurs dames, préparez vous il vous faudra avoir l'oeil, et pas forcément le votre.

Le principe, comme d'habitude est on ne peut plus simple : je vos montre des photos et vous devez me dire ce dont il s'agit. Mais l'originalité réside dans un petit détail, ces photos ne représenterons que des yeux. Des yeux d'animaux, de toute évidence, mais de n'importe lesquels, à de vous de me donner leur petit noms.
Comme d'habitude, il n'y a aucune obligation de sérieux. Vous pouvez raconter n'importe quoi, inventer des bestioles ou je ne sais quoi d'autre, a vous de voir.

J'arrête de vous faire patienter, voila sans tarder la première série :




Je vous vois venir : les photos sont effectivement d'assez mauvaise qualité, mais n'oublions pas que ce sont des recadrages. Et puis de toute façon, vous aurez les originaux d'ici bientôt, a priori. Alors allez y, dites moi ce que vous en pensez. Les commentaires sont là pour ça.

mercredi 23 février 2011

L'appel de la Forêt

~Introduction~

Plom plom plom ... Alors, comment se porte-t-il ce blog ? 
Ma fois, tout est en place, tout fonctionne. J'ai bien l'impression que tout va bien.
Tiens, quelle est la date de la dernière mise à jour ?
...
QUOI !?
Le 28 Janvier !? Mais ça fait presque un mois, ça ! Comment ai-je pu laisser faire ça ?

Bon, tachons au moins de nous rattraper.

~Fin de l'introduction~

Bien le bonjour mesdames et messieurs !

Peut-être cette longue absence vous a-t-elle fait croire que j'avais disparu englouti dans une tourbière, que j'avais décidé d'aller vivre parmi les lamantins ou que des savant fous m'avaient capturés pour tenter la première lobotomie au cure-dent. 
Eh bien non, contre toute attente rien de tout cela n'est arrivé.
Mais maintenant que je suis là, reprenons. Pas sur un énième oiseau aquatique non, vous commencez à les connaître.
Parlons de la forêt.
Pourquoi la forêt ?
Pourquoi pas ?
Alors parlons en.

La forêt, c'est des arbres vivants et des arbres morts. Celui-ci, de toute évidence, a passé l'arbre à gauche (c'est comme ça qu'on dit chez les plantes). Un coléoptère en a profité pour venir lui graver le plan du métro de Paris sous l'écorce.

Ne l'oublions pas, bon nombre des arbres poussant par chez nous finiront de telle sorte. Cela peut donner des photos étonnantes, c'est vrai, mais ils ne le voit surement pas de cet œil (si tant est que les arbres ai des yeux).

L'insécurité règne en forêt, qu'on se le dise. Comme le montre notre photo, de nombreux affrontements ont lieu opposant de mystérieux adversaires. Ici, c'est une souche qui a fait les frais des tirs de mitraillettes.Mais que fait la police ?

Cela dit, une forêt n'est pas qu'un ensemble d'arbre point barre. Que nenni. C'est aussi tout ce qu'on trouve entre, sur, sous et dans ces arbres. C'est à dire plein de choses.

 Cette mousse, impressionnée par ses cousins cactus, a bien essayé de leur ressembler. Le résultat aurait pu être concluant si elle dépassait 5 centimètres de hauteur. A défaut de faire peur aux gens, elle forme de très jolis cousins verdoyant qui provoquent une très fort envie de sieste.

Par la malepeste, mais quelle horrible maladie a bien pu faire pousser de tels furoncles à ce pauvre arbre ? Premièrement, ce n'est pas une maladie mais un autre organisme (lichens ?) qui s'est implanté sur l'écorce  du grand végétal. Et deuxièmement, ce dernier s'en moque puisqu'il est mort. Couché par un coup de vent plus fort que les autres, il sert désormais de HLM a tout un tas de petites bêtes.

C'est surement pour ça que j'aime la forêt, il y a toujours quelque chose à voir de minuscule ou de gigantesque. Ça grouille, et nous serions bien bêtes de ne pas en profiter.

vendredi 28 janvier 2011

Tournepierre

Un bien étrange garde-côte...

Quel est ce petit oiseau qui arpente la plage du Lac Léman ? Peu farouche, il se dandine tranquilement le long de la rive, fouillant les laisses de lac à l'aide de son petit bec. De temps en temps, il s'arrête, soulève un galet ou un morceau de bois flotté et le retourne d'un coup de bec, avant de récolter les vers et les larves d'insectes qu'il abritait. Puis il reprend sa route, toujours en quête de petits invertébrés à dénicher.
C'est en raison de ce comportement original que ce curieux échassier fut nommé Tournepierre.


Tournepierre à collier au Lac Léman.

On reconnaît là les habitudes alimentaires d'un Limicole. Et le Tournepierre à collier (Arenaria interpres) appartient en effet à cet ordre, en sa qualité de Scolapacidé. C'est d'ailleurs le seul membre de cette éminente famille, qui comprend également les Bécasse, Bécassines, Bécasseaux, Barges, Courlis et Chevaliers, à avoir le bec court et à plus l'utiliser pour picorer la roche que pour fouiller la vase ou les feuilles mortes.



Le Tournepierre dans son plumage d'hiver, très semblable à celui du Vanneau huppé.

Le Tournepierre est un visiteur d'hiver, qui repart le plus souvent dès le début du printemps pour nicher dans les étendues arctiques. A cette époque de l'année, il ne fréquente normalement que les littoraux atlantique et de la Manche. Mais une fois de plus, la Suisse fait figure d'exception : en effet,  le Tournepierre est régulièrement aperçu sur le Lac Léman depuis quelques années. Peut-être est-il attiré par le calme reposant de la vallée, débarassé de la houle et des embruns maritimes.

vendredi 21 janvier 2011

Goéland cendré

Après la Mouette rieuse, voici un autre Laridé (Mouettes et Goélands) du Lac Léman : le Goéland cendré.
C'est le plus beau de tous les Goélands. Plus élégant que les Goélands argenté, leucophée, marin ou brun, son bec gracile fait ressortir la finesse de ses traits et la blancheur de son plumage. Son nom latin, Larus canus, signifie d'ailleurs "Mouette aux cheveux blancs". Mais jugez plutôt :

Ces goélands ont l'air de somnoler, ainsi perchés sur un poteau de la rade de Genêves. Notez le bec fin, sans la tache rouge caractéristiques des goélands plus gros cités il y a quelques lignes.


Et voici un autre individu, flottant derrière un cygne sur le Lac Léman. On voit qu'il est bien dans son plumage d'hiver : en été, sa tête est totalement immaculée.
Moins grégaire que la Mouette rieuse, le Goéland cendré se nourrit essentiellement de mollusques et de petits invertébrés récoltés au bord de l'eau.
Hivernant le long des côtes bretonnes et du nord de la France, il est cependant présent en Suisse tout au long de l'année. Précisons que le Lac Léman est certainement l'un des meilleurs endroits au monde pour observer cet oiseau ; ce n'est pas en Bretagne que vous en verrez d'aussi près ! Heureusement, comme nous venons de le voir, il est facile à différencier des autres Laridés. Alors, si vous passez l'hiver en chez les Helvètes ou au bord de l'Atlantique, ouvrez l'oeil : un goéland cendré qui ne demande qu'à être observé se dissimule peut-être au milieu d'une colonie de mouettes...